Ouais Ok, ça mollit…

Publié dans Uncategorized avec des tags, , , , le mai 14, 2008 par vaiva

Pour cause évidente de partiels, l’activité d’Anti Zeitgeist est quelque peu ralentie ces derniers jours, je m’en excuse mais si je veux arriver a faire mon plus grand film du monde (qui je le rappelle sera un Western-Zomblard) faut que je décroche cette putain de licence.

DONC en bref pour ne pas vous laisser totalement sur le carreau : ce qu’il faut voir et ce qu’il faut fuir.

2001 Maniacs : pour ceux qui auraient raté sa sortie DTV en 2005. Du bon gros ‘portnawak avec de vrais morceaux de sudistes cannibales dedans

Funny Games U.S : Uniquement si vous n’avez jamais vu l’original, sinon vous aurez juste l’impression de vous faire chier a mort en écoutant Haneke vous faire un cours de morale

REC : Toujours a l’affiche. FONCEZ LE VOIR ou vous n’avez plus rien a faire sur ce blog

Joshua : Un gamin psychopate pousse sa famille au nervous breakdown. Si, comme moi, les gniards vous ont toujours provoqué des poussées sanguinaires.

ET, SI VOUS N’AVEZ TOUJOURS PAS VU BIENVENUE CHEZ LES CHTIS : Ne changez rien, faites moi confiance

Julian.C

The Cottage : Anti-Z se remet à la barbaque !

Publié dans Uncategorized avec des tags, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , le mai 3, 2008 par vaiva

The Cottage Dans les salles le 9 Juillet 2008

Dir : Paul Andrew Williams

Int : Andy Serkis, Reece Shearsmith, Jennifer Ellison

Shaït, depuis Shaun Of The Dead, Albion s’est mise a surfer sur la vague « Horror Comedy » engendrée par Edgar Wright et Simon Pegg. Après le très bon Severance, l’Angleterre nous livre « The Cottage », peloche ultra référentielle mais malheureusement inégale malgré un script qui nous faisait bander d’avance.

Deux frères foirent de A a Z le kidnapping de la fille d’un riche tenancier de night-club après l’avoir emmenée dans un chalet paumé au fin fond de la cambrousse, ils se rendent compte, au fil de leurs échecs successif, que les autochtones avoisinant se sont plantés de tournage, ils étaient attendus sur celui de la Colline a des Yeux 3.

La première moitié du film se trouve être plutôt réussie, comme souvent dans les films de genre se ramassant malgré de bonnes intentions. Les deux frères aux caractères totalement opposés, l’un, courageux a la gueule de mafieux russe buriné, l’autre couard au possible a la calvitie précoce, nous tirent les rires a renfort de pantalonnades franches et efficaces dans leur tentative de séquéstration d’une blondasse possédant plus de burnes que prévu.

Mais décidément, les scripts de comédie horrifiques les plus alléchants sont voués a la vautrade franche et massive. Car aprés nous avoir fait sourire pendant une bonne heure, le réalisateur de London to Brighton vire dans l’horreur de bas étage avec toutes les caractéristiques d’un mauvais Troma. Personnages sortant de nulle part n’ayant rien a foutre dans la narration sinon le fait de se faire charcler, scènes filmées avec les pieds, plans trop longs, scares jumps prévisibles, maquillage tout pourri plagiant les gogols de La Colline a des Yeux (celui d’Aja hein, oui non, je ne vais quand même pas descendre le bonhomme jusqu’à le comparer a ce tacheron de Craven)

On n’ôtera cependant pas a Paul Andrew Williams sa volonté de bien faire, mais a force de vouloir référencer, on noie son sujet et la personnalité de son film, tout y passe, Predator, Shaun of The Dead, Severance, Le Silence des Agneaux, et cette putain de scène avec les mites dans le placard dont je ne me rappelle pas de l’original (je lègue les droits du blog a quiconque me trouve ce foutu film). Mais malgré une bonne volonté évidente, Williams nous démontre une absence totale du contrôle de son rythme narratif et essaie de fondre ensemble l’horreur et la comédie sans jamais arriver à les mélanger réellement.

Dommage pour ce métrage a sortir en salles françaises cet eté (les joies de la Zone 1) qui aurait réellement pu faire quelque chose de foutraque de son sujet avec une année de cours de narration et une autre de cours de cadrage en plus.

Julian.C

La 25ème Heure – Crépuscule sur New York

Publié dans Uncategorized avec des tags, , , , , , , , , , , , , le avril 27, 2008 par vaiva

année de sortie : 2002
réal : Spike Lee
directeur photo : Rodrigo Prieto
score : Terence Blanchard
int : Edward Norton, Phillip Seymour Hoffman, Rosario Dawson, Barry Pepper.

Alors là mes amis, il est rare que je dégouline tant d’amour sur un film mais c’est l’uppercut qui vous brise toutes les dents, le film qui vous fait maudire les enfoirés de votre entourage élevant leur merdes cinématographiques favorites au rang de meilleur film du monde de ne pas vous l’avoir conseillé plus tôt, qui vous fait vous haïr de ne pas être tombé dessus avant. BREF, UN FUCKIN’ SPIKE LEE JOINT !

Ci dessous, pourquoi Spike Lee est Woody Allen

Monty Brogan (Edward Norton), trafiquant de drogue à la petite semaine est arreté et condamné à 7 ans d’incarcération. Le film relate les 24 dernières heures de sa liberté.
Spike Lee déclare avec La 25ème Heure (titre d’exploitation ciné, avant de sortir en DVD sous le minable nom 24 Heures avant la nuit ) sa flamme a son New York natal, déclaration déjà entamée dans le brûlant et brillant Summer of Sam en 2000.
Entre ces deux bandes, les attentats du WTC ont poussé Mr.Lee a repenser sa vision de la ville, là ou il la dépeignait comme un fantasme punk poisseux ancré dans les années cinquante dans Summer Of Sam, New York est içi irrémédiablement plaquée à son époque, silencieuse et diverse, notamment dans le celèbre monologue dans lequel Norton vomit sa haine a la ville entière, ethnie par ethnie, quartier par quartier, avant de retourner ses injures contre lui, rendant son personnage seul responsable de son sort.

Au fil des heures le séparant de son incarcération, les meilleurs amis de Brogan (remarquablement campés par Phillip Seymour Hoffman et Barry Pepper) ainsi que sa compagne Naturelle (Rosario Dawson IRL) remettront en question leur rapport aux autres et à eux mêmes. Le temps d’une nuit, les personnages refuseront leurs statut d’archétypes, et trouveront leur humanité dans leur rapport a un seul homme et au vide qu’engendrera sa disparition.

La photo somptueuse de Rodrigo Prieto (21 Grammes, Brokeback Mountain) et le score flamboyant de Terence Blanchard, grand allié de Spike Lee, rendent justice a un New York crépusculaire parcouru par Brogan, antihéros fantômatique, qui, comme ses amis, trouvera sa route au matin levant. On a rarement vu une ville représentée avec tant de personnalité depuis Manhattan de Woody Allen. Spike Lee découpe clairement ses saynètes dans des lieux icôniques et emblématiques de ses protagonistes auxquels il voue un amour sincère (Pub irlandais, Boite de nuit saturée de couleurs, l’Upper East Side…)

Spike Lee nous livre avec La 25ème Heure un état des lieux d’un New York post-11 Septembre, imprégnant des personnages livides dont la recherche de la consistance ira croissance jusqu’à un final onirique qui m’aura quand même arraché une putain de larme. (trop élogieux ce post, fallait bien que je case une insulte la dedans…)

Julian.C

Court Métrage : L’absent/Absentia : Premiers jets

Publié dans Uncategorized le avril 25, 2008 par vaiva

SOURIEZ, VOUS ETES MANIPULES

Le scénario me trottait dans la tête depuis plusieurs mois, et le simple fait que cette idée-ci me chatouille encore les synapses plus de 6 mois aprés son imagination, tandis que d’autres foutaient allègrement le camp avec une facilité deconcertante, méritait une mise à l’ouvrage.
Je profite donc de mes premiers jours de désoeuvrement professionnels et universitaires pour me lancer dans l’écriture de mon premier scénario, que j’espère voir aboutir sur peloche avec l’aide d’un certain jumeau de patronyme.

Le pitch s’articulerai autour de la disparition de l’ami imaginaire des protagonistes, présent dans leur vie depuis l’enfance, illustrant la vacuité de leur évolution dans leurs cadres respectifs (université, entreprise…).
Souhaitant céder a la mode putassière du twist de la mort, je n’en dis pas plus si ce n’est le fait que, bien que son ébauche y fasse penser, IL NE S’AGIRA PAS D’UNE «  réflexion sur la vie des quadras cadres et des neo-sorbonnards dans une societé déshumanisée etc… » Fuck Télérama.

Et encore une fois, Fuck les Inrocks, Fuck Scorecki, Fuck les Cahiers et Gloire a Nous

Julian.C

[REC] Fast-Forward

Publié dans Uncategorized avec des tags, , , , , , , , , , , , , le avril 23, 2008 par vaiva

ATTENTION BILLET SPOILER !

[ REC ]

Real : Jaume Balaguero & Paco Plaza

Int : Manuela Velasco, Ferran Terraza, Jorge Yamam

Directeur de la photographie : Pablo Rosso

Avant d’autopsier le monstre de Balaguero & Plaza, une petite mise au point s’impose au vu de la réaction de nombres de critiques vis-a-vis du film, [Rec] n’a strictement rien, mais alors rien a voir avec Blair Witch. Mais la mode est à la comparaison entre leurs partis pris de mise en scène, seul et unique lien entre les deux bandes, plutôt que de s’attarder sur le foisonnement d’idées dans la direction de [REC], qui ne souffre aucune foutue ressemblance avec le néant filmique de Blair Witch qui, bien que d’un esprit sincère, n’est pas parvenu a passer outre son manque total de budget et d’idées de mises en scène.

Le pitch de départ rappelle très vite à ceux qui l’ont vu, le docu-live des frères Naudet « New York-11 septembre » dans lequel, les deux français réalisant un documentaire très très chiant sur une journée de routine dans une caserne New Yorkaise se sont vu embarqués dans une opération de sauvetage épique 15 minutes aprés le début de la tragédie des tours du WTC, leur film reste a ce jour le plus poignant et impressionnant (coucou Mr Stone !!) sur les evénements du 11/09/2001.

De la même manière, [REC] s’ouvre sur la tentative d’une journaliste et de son caméraman de donner un aspect sensationnel a leur documentaire tourné dans une caserne de Barcelone, lorsque rien ne s’y prête, le début du film étant à mon goût, dix minutes trop long (oui, il ne se passe rien, on a imprimé, la suite!). Lorsque un appel de détresse arrive a la caserne mentionnant les hurlements d’une petite vieille dans un immeuble du centre-ville, le tandem de journaliste suit les pompiers jusqu’au lieu de l’incident qui deviendra théatre d’une série de charclages en règle.

Une des forçes de [REC] repose dans la capacité de la mise en scène de Plaza & Balaguero d’opérer vis-à-vis du spectateur un processus d’identification immédiat : l’immeuble s’apparente a n’importe quel lotissement banal européen (la ressemblance avec ma cage d’escalier est frappante…) et non pas au penthouse américain déshumanisé et pas crédible une seconde qu’on a pu voir dans l’affligeante adaptation de Resident Evil.

L’autre élément de scénario qui démarque [REC] de tous les autres films reposant sur le même concept (Blair Witch Project, Cloverfield) est la présence de journalistes derrière la caméra, statut qui justifie le fait de filmer les événements les plus flippants d’une manière un tant soit peu sensationnelle. Voilà pourquoi dans [REC] vous ne vous poserez plus la fameuse question « putain de bordel mais POURQUOI il tient encore sa caméra ce blaireau » qui avait quand même contribué a faire de Cloverfield une partie de franche rigolade pas réaliste pour deux balles qui, censé être a un niveau humain, avait subi tous les caprices de J.J Abrams qui voulait abolument caser ses 25 millions de dollars de budget dans un film qui aurait sans doute eté beaucoup plus percutant avec 15 millions de moins.

L’envergure des événements et l’implication du spectateur dans des situations ou sa perception entière de l’action est mise a contribution montent en puissance au fur et a mesure des allées et venues des survivants dans l’immeuble. L’impression d’implication immédiate marche a un niveau jamais atteint si bien que les « scare jumps » ne constituent qu’un aspect parmi d’autres dans la mise en scène ultra-immersive et oppressante de [REC] là ou certains réal ne comprenant rien au mécanisme des attentes d’un spectateur en font l’essence d’un cinéma pseudo-horrifique reprenant des codes tièdes et mille fois prémachés a peine digne de paraître en « double-blister-DTV »

Au fur et a mesure qu’ils prennent conscience de l’ampleur de la situation, journalistes, policiers et pompiers tentent de calmer les esprits entre les locataires commençant à s’entredéchirer. Encore une fois, Balaguero & Plaza évitent un piège évident, en l’occurence celui de la morale ratée que ce soit sur un pseudo huis-clos psychologique, ou sur la soif d’images des journalistes . Genre le dernier plan de Cannibal Holocaust, vous ne voyez pas? Mais siiiii, la plus grande réplique moralistique de l’histoire « Mais au fond qui sont les vrais cannibales ? » pense en post-synchro le professeur aprés le visionnage des rushes des jeunots empalés. (Bonjour je suis Ruggero Deodato et je vais rendre en 6 secondes mon film aussi politique que Zombie de Romero. Si!)

En bref, Plaza & Balaguero nous prennnent a revers en sortant des sentiers battus, comprenant qu’il est indispensable au genre D’ARRETER de prendre le spectateur pour une buse manipulable en l’impliquant réellement dans un film passionné, généreux et foutrement efficace.

Julian.C

OUI, je suis pro-OGM

Publié dans Controversy, Uncategorized avec des tags, , , , , , , , le avril 15, 2008 par vaiva

C’est pas neuf, depuis l’apparition des technologies alimentaires dites des Organismes Génétiquement Modifiés, les lobbys ecologistes, végétariens, pseudo-progressistes et consorts nous livrent un fait vieux comme le monde : “On a forcément peur de ce qu’on ne connaît pas”

Pour les deux du fond a la ramasse qui savent juste que “les OGM font des enfants a trois têtes” sans franchement savoir de quoi ils causent, les Organismes Genetiquement Modifiés sont des denrées alimentaires, pour la majeure partie végétales, dont la chaîne ADN a eté modifiée afin d’accroître leur capacité a se developper, a croître et a donner des volumes de denrées plus importantes, plus rapidement.

Il est vrai que jusque là, rien de bien rassurant. Et ce caractère non-naturel des OGM est utilisé sous toutes ses coutures par nos chers activistes ecologistes, particulièrement populaires dans notre bel hexagone, afin d’effrayer la population en usant de ce qui l’apeure le plus : ce qu’elle ne connait pas. En même temps, je vous comprends, l’idée de chaînes d’ADN modifiées dans mon assiette n’est pas des plus rassurantes. Mais cher(e)s moyennes bourgeoises et chers moyens bourgeois, VOUS ETES VOUS RENSEIGNES SUR LA RECHERCHE, LES CAUSES, LES CONSEQUENCES, LES TENANTS, ET LES PUTAINS D’ABOUTISSANTS DES OGM ?

Car comme evoqué plus haut, la campagne anti OGM fait rage en France. Arrachage de plantations surmédiatisés, actions de volontaires, Greenpeace, et notre cher Bové national, defenseur d’une bouffe saine, authentique, tous ces braves gens combattent la qualité de ce qui se trouve dans leur assiette. Combat qui serait hautement légitime sans un petit détail, un tout petit chiffre : 25000

Oui, 25000 personnes meurent de faim chaque jour, chiffre assez méconnu par rapport a la renommée glorieuse du nombre de fauchages volontaires d’OGM chaque année. Ne cherchez pas de coefficient ou de denominateur commun a ces deux données, il n’y en a pas, il ne peut raisonnablement pas y en avoir vis a vis de la démesure du nombre de morts de la faim chaque année. Là ou mon raisonnement se dénoue est quand on sait qu’une graine Génétiquement Modifiée produit 4 à 8 fois plus de denrée lors de sa replante qu’une graine organique. Notre monde produit au jour d’aujourd’hui de la nourriture pour 4 milliards de personnes, laissant 2 milliards affamés, le fameux tiers-monde dont le nom n’est plus guère aujourd’hui évoqué que dans les putassiers galas mondains pseudo-humanitaires.

Mais içi se pose un double problème : le premier : le problème “Monsanto”, multinationale ayant le quasi-monopole des Organismes Génétiquement Modifiés. Ces derniers fournissent aux pays du tiers monde une varieté d’OGM dont la particularité est sa stérilité. Pour résumer “toi avoir gwaine pas cherbwana mais toi pas pouvoir weplanter si toi pas acheter a nous” . Sur ce point, chers progressistes de tous bords, nous sommes d’accord, un sérieux problème de morale se pose quand on réfléchis aux bienfaits et au nombre de vies que les OGM pourraient sauver QUOTIDIENNEMENT que vous le vouliez ou non !

Le deuxième problème concerne celui qui vous est venu a l’esprit immédiatement lorsque vous avez lu le titre du billet : les dangers des OGM pour la santé. Je n’argumenterai pas sur le fait que des études ont eté menées sur le total NON DANGER pour la santé des OGM, ou encore sur le fait que les denrées génétiquement modifiées sont parmis les plus contrôlées du monde quand bien même vos chers écolos vous assènent en permanence le contraire, vous infligeant une rhétorique qui fleure parfois bon le conspirationnisme tendancieux.

Non, je ne vous citerai ni chiffre ni rapports officiels, je vous demanderai juste de réfléchir sur un fait. Vous, qui avez chaque jour votre assiette pleine, il vous est facile de vous déclarer végétarien, anti OGM, anti tout ce que vous ne comprenez pas pleinement et qui pourrait hyper-hypothétyquement vous nuire un tant soit peu, prêts à tout faire pour interdire cette immondice méconnue de notre temps à la vente, quitte a en priver 2 milliards de corps affamés, hurlants, décharnés et déchirés.

Oui, il vous est aisé de gueuler au danger invisible lorsque votre table est garnie et que vous avez les moyens et la possibilité de vous gaver jusqu’a explosion ventrale.

En attendant le dénouement des avancées technologiques de notre temps, et quitte a pousser le raisonnement dans des proportions un tantinet extrêmes, rendez vous coupable ne serait-ce qu’une seconde du meurtre hypothétique de 25000 personnes quotidiennement. Et savourez votre pouvoir.

De ceux qui me connaissent, j’en vois déja deux au fond s’etonner d’un tel souci du sort de la race humaine de ma part mais je vivrais avec ;)

Donc pour le menu d’aujourd’hui, moi ce sera un José Bové, deux balles dans la tête

Julian.C

The Mist : Jour & Brouillard

Publié dans Uncategorized avec des tags, , , , , , , , , le avril 12, 2008 par vaiva

The Mist

2008. U.S.A

Real : Frank Darabont

Int : Thomas Jane, Laurie Holder, Andre Braugher..

Alors oui, on pouvait considérer le « Stephen King Movie » comme une relique des eighties et ce, a juste titre. Les adaptations des classiques de l’épouvante du maître ne faisant plus frétiller aujourd’hui qu’une poignée de producteurs de téléfilms médiocres. En même temps, passer aprés Carpenter (Christine) relevant du suicide…

Gageons donc que le pari de Frank Darabont d’adapter The Mist, qui plus est, pure nouvelle de monstres z-et bebetes, devait d’averer sérieusement casse-gueule au départ dans une époque qui ne se prête pas franchement au genre (ici une litote).

Evitant habilement de tomber dans le film a sursaut de deuxième partie de soirée sur M6, Darabont manie ici avec une adresse déconcertante l’équilibre entre la mise en scène, la psychologie de ses personnages et la satire politique. Car, arriver a filmer un groupe de pékins effrayés, terrés dans un Wal Mart, attendant de se faire charcler pendant deux heures sans endormir les trois quarts de la salle relève en soi de l’exploit, mais arriver en plus de çela à donner une réelle dimension politique et psychologique a ce huis-clos, je ne sais pas vous, mais de mon côté, l’analogie avec 12 Angry Men est vite faite, certe audacieuse mais pas dénuée de fondements.

The Mist nous conte donc la terreur vécue par les habitants d’un petit village de… on s’en cogne d’ailleurs, réfugiés dans un supermarché aprés la descente brutale (un plan, 6 secondes) d’un brouillard a couper au couteau infesté de bestioles qui n’en veulent de la viande.

Entre horreur et incrédulité, la survie s’organise sur fond de montée apocalyptico-évangéliste au sein des refugiés orchestrée par une folle de Dieu, pretexte a King pour tirer a boulets rouges sur le fanatisme aveugle et l’obscurantisme religieux pratiqué par une certaine frange politique aux Etats Unis.

Malgré des SFX franchement mais alors FRANCHEMENT foireux, qui malheureusement confèrent parfois un aspect téléfilm au métrage, Darabont parvient à créer une tension extrême parmi ses personnages qui ira crescendo tout au long des deux heures de The Mist. La detresse des survivants s’amplifie au fur et à mesure qu’ils prennent compte de leur impuissance face au danger de l’exterieur dont ils ne savent rien, et celui de l’intérieur qu’ils ne connaissent malheureusement que trop bien. Le film se termine dans une noirceur jusqu’au boutiste, absolue et viscérale repoussant tout ce a quoi un spectateur d’une adaptation de King peut s’attendre. NON ça ne finit pas bien.

En attendant le Cell d’Eli « provoc a deux roubles » Roth , Darabont nous livre le meilleur « Stephen King Movie » depuis Misery en 1990 (je ne cite pas Shining, ce dernier étant plus un achèvement total qu’une adaptation)

Julian.C

30 Jours de Nuit : On ose enfin envoyer paître Anne Rice a Hollywood !

Publié dans Uncategorized avec des tags, , , , , , , , , , , le avril 10, 2008 par vaiva

30 jours de nuit.

2008. NZ-USA

Titre Original : 30 days of Night

real. : David Slade

Int : Josh Hartnett, Melissa George,

Danny Huston

Dans un patelin paumé de l’Alaska (du Nord), les habitants se préparent a une nuit de trente jours, moment choisi par une horde de vampires pour décimer en règle la petite bourgade. Une poignée de survivants organise la résistance menés par le sheriff du coin (Josh Hartnett).
30 Jours de Nuit est l’adaptation de la « graphic novel » de Steve Niles parue en 2002.

Passé relativement inaperçu lors de sa sortie en salle, boudé par des critiques élitistes, qui , bien que conquises par le « cachet » du film, ne s’abaissèrent pas a encenser un film d’un genre pas suffisament « noble », 30 jours de nuit est une petite merveille, ne se bornant pas au simple hommage aux survivals eighties enneigés, notamment The Thing de Carpenter, dont l’ombre plane constamment sur la pellicule, il ressort les canons du survival et du film de vampire tout en les transcendant pour arriver a une oeuvre extremement personnelle sans être masturbatoire pour un sou. Car si le scénario, plutôt bateau, ne se targue pas de revolutionner quoi que ce soit, la mise en scène, elle, cueille littéralement le spectateur, prenant ses attentes a revers pour lui assener en pleine gueule des scènes haletantes et terriblement efficaces. Le mythe du vampire engrangé par tout un pan de la sous-littérature merdique type Anne Rice et consorts est ici balancé aux oubliettes, laissant place a des créatures féroces et sans la moindre retenue, sans ambiguité dans les traits, nous montrant donc une bataille rangée entre deux camps bien distincts. (Parce que sans rire, vous les vampires métrosexuels 18eme qui sirotent leur absinthe tout en récitant des poèmes a leurs victimes, ça vous fait encore bander?)

30 jours de nuit revient a un survival brut, avec pour tapis, une neige oppressante que la splendide scène de l’assaut des vampires tachera de sang dans de magnifiques travellings en plongée verticale traversant la ville d’un bout a l’autre et montrant la population se faire decimer en règle pour ne laisser plus que la poignée de survivants emmenés par Josh Hartnett et entrant ainsi dans le genre auquel David Slade rend si brillament ses lettres d’honneur apres les dizaines d’étrons intemporels que nous ont fournis tous les yes-men les moins talentueux d’Hollywood ces dernières années.
On regrettera cependant le jeu de Josh Hartnett, plus inexpressif que jamais, et la scène finale particulièrement kitschos que l’on redoute toujours a la fin d’un survival. On en tiendra cependant pas grief a David Slade, qui en 1h30, nous aura redoré le blason du genre qui tirait légérement la tronche ces dernières années, pardonnez l’euphémisme !

Julian.C

Juno : toi aussi reste fraîche et cool tout en étant enceinte a 17 ans !

Publié dans Uncategorized avec des tags, , , , le avril 10, 2008 par vaiva

Juno.

2008. Canada-E-U

réal : Jason Reitam

Int : Ellen Page, Jennifer Garner,

J.K Simmons

Fox Searchlight, l’arnaque Hollywoodienne la plus vicieuse de notre désastreuse époque cinématographique. Car oui, Hollywood se met a « l’indie », terme hypocrite et putassier au possible. Sous couvert de divisions specialisées (Fox Atomic, Paramount Vantage, Fox Searchlight), et au milieu de nombre d’étrons filmiques, quelques réalisations honnetes ont pu voir le jour ces dernières années, on pense notamment au multi-awardé Little Miss Sunshine ou encore au remake de La Colline a des Yeux de Wes Craven par notre Alexandre Aja national.

Mais avec Juno, on touche le fond d’une morale qui aurait sérieusement du rester planquée chez l’Oncle Sam. Pamphlet anti-avortement dégueulasse faisant glisser son prosélytisme a grands coups de jeunisme diégétique, cette immondice sans nom, réalisée par le pas talentueux du tout Jason Reitman (oui, le fils, responsable de l’affligeant Thank You For Smoking et du court métrage christiano-jeune In God We Trust) nous dépeint la grossesse non desirée de Juno, campée par la minouchquette Ellen Page qui nous fait franchement regretter Hard Candy.

Juno donc, dégaine nonchalante de jeune « alternative », pas méchante pour une caouette et au flux constant de répliques fendardes mais pas crédible une demi-seconde, engrossée par son boyfriend (preuve que oui, dans les films de chez Searchlight, tu peux etre moche et troncher l’héroïne) se rend au planning familial, paniquée comme pas deux a l’idée de se faire avorter.

D’un point de vue purement chromatique, notre heroïne quitte la rue ensoleillée et pleine de couleurs made in USA pour s’engouffrer dans un planning familial gris et glauque, oui même un daltonien aura constaté le changement de filtre. A l’accueil, une teenage gothique, apparemment droguée, syphilitique et nevrosée lui tend un formulaire que la miss devra remplir dans la salle d’attente entre deux prostituées au fond de teint fatigué et au string terne. Prise de panique a l’idée d’ajouter son nom a la blacklist des ados avortées, celles qui se vendent, se droguent et ne vont probablement meme pas a la messe , Juno s’enfuit a grandes enjambées vers le reste du film qui nous livrera une apologie dégoulinante du bonheur de la grossesse et de la sainte benédiction d’être mere. Juno offre a Vanessa Loring, une bourgeoise stérile et désireuse d’adopter (Jennifer Garner, on ne rit pas au fond) la possiblilité d’adopter son enfant a la naissance. Je passerai sur le mélodrame qui se jouera au sein de la famille Loring, abyssalement denué d’interet.

Bref, sous des dehors jeunes, indépendant, et totalement cool, Juno n’est au final rien de moins qu’une sournoiserie Pro-Vie, qui achèvera de prouver a la jeunesse américaine que oui, on peut rester jeune, belle et in lorsqu’on est mère a 17 ans et qu’on a refusé cette satanisterie d’avortement

Julian.C