The Mist : Jour & Brouillard

The Mist

2008. U.S.A

Real : Frank Darabont

Int : Thomas Jane, Laurie Holder, Andre Braugher..

Alors oui, on pouvait considérer le « Stephen King Movie » comme une relique des eighties et ce, a juste titre. Les adaptations des classiques de l’épouvante du maître ne faisant plus frétiller aujourd’hui qu’une poignée de producteurs de téléfilms médiocres. En même temps, passer aprés Carpenter (Christine) relevant du suicide…

Gageons donc que le pari de Frank Darabont d’adapter The Mist, qui plus est, pure nouvelle de monstres z-et bebetes, devait d’averer sérieusement casse-gueule au départ dans une époque qui ne se prête pas franchement au genre (ici une litote).

Evitant habilement de tomber dans le film a sursaut de deuxième partie de soirée sur M6, Darabont manie ici avec une adresse déconcertante l’équilibre entre la mise en scène, la psychologie de ses personnages et la satire politique. Car, arriver a filmer un groupe de pékins effrayés, terrés dans un Wal Mart, attendant de se faire charcler pendant deux heures sans endormir les trois quarts de la salle relève en soi de l’exploit, mais arriver en plus de çela à donner une réelle dimension politique et psychologique a ce huis-clos, je ne sais pas vous, mais de mon côté, l’analogie avec 12 Angry Men est vite faite, certe audacieuse mais pas dénuée de fondements.

The Mist nous conte donc la terreur vécue par les habitants d’un petit village de… on s’en cogne d’ailleurs, réfugiés dans un supermarché aprés la descente brutale (un plan, 6 secondes) d’un brouillard a couper au couteau infesté de bestioles qui n’en veulent de la viande.

Entre horreur et incrédulité, la survie s’organise sur fond de montée apocalyptico-évangéliste au sein des refugiés orchestrée par une folle de Dieu, pretexte a King pour tirer a boulets rouges sur le fanatisme aveugle et l’obscurantisme religieux pratiqué par une certaine frange politique aux Etats Unis.

Malgré des SFX franchement mais alors FRANCHEMENT foireux, qui malheureusement confèrent parfois un aspect téléfilm au métrage, Darabont parvient à créer une tension extrême parmi ses personnages qui ira crescendo tout au long des deux heures de The Mist. La detresse des survivants s’amplifie au fur et à mesure qu’ils prennent compte de leur impuissance face au danger de l’exterieur dont ils ne savent rien, et celui de l’intérieur qu’ils ne connaissent malheureusement que trop bien. Le film se termine dans une noirceur jusqu’au boutiste, absolue et viscérale repoussant tout ce a quoi un spectateur d’une adaptation de King peut s’attendre. NON ça ne finit pas bien.

En attendant le Cell d’Eli « provoc a deux roubles » Roth , Darabont nous livre le meilleur « Stephen King Movie » depuis Misery en 1990 (je ne cite pas Shining, ce dernier étant plus un achèvement total qu’une adaptation)

Julian.C

Une réponse vers “The Mist : Jour & Brouillard”

  1. Sauf que Misery était nul à chier.

Leave a Reply