The Cottage : Anti-Z se remet à la barbaque !

The Cottage Dans les salles le 9 Juillet 2008
Dir : Paul Andrew Williams
Int : Andy Serkis, Reece Shearsmith, Jennifer Ellison
Shaït, depuis Shaun Of The Dead, Albion s’est mise a surfer sur la vague « Horror Comedy » engendrée par Edgar Wright et Simon Pegg. Après le très bon Severance, l’Angleterre nous livre « The Cottage », peloche ultra référentielle mais malheureusement inégale malgré un script qui nous faisait bander d’avance.
Deux frères foirent de A a Z le kidnapping de la fille d’un riche tenancier de night-club après l’avoir emmenée dans un chalet paumé au fin fond de la cambrousse, ils se rendent compte, au fil de leurs échecs successif, que les autochtones avoisinant se sont plantés de tournage, ils étaient attendus sur celui de la Colline a des Yeux 3.
La première moitié du film se trouve être plutôt réussie, comme souvent dans les films de genre se ramassant malgré de bonnes intentions. Les deux frères aux caractères totalement opposés, l’un, courageux a la gueule de mafieux russe buriné, l’autre couard au possible a la calvitie précoce, nous tirent les rires a renfort de pantalonnades franches et efficaces dans leur tentative de séquéstration d’une blondasse possédant plus de burnes que prévu.
Mais décidément, les scripts de comédie horrifiques les plus alléchants sont voués a la vautrade franche et massive. Car aprés nous avoir fait sourire pendant une bonne heure, le réalisateur de London to Brighton vire dans l’horreur de bas étage avec toutes les caractéristiques d’un mauvais Troma. Personnages sortant de nulle part n’ayant rien a foutre dans la narration sinon le fait de se faire charcler, scènes filmées avec les pieds, plans trop longs, scares jumps prévisibles, maquillage tout pourri plagiant les gogols de La Colline a des Yeux (celui d’Aja hein, oui non, je ne vais quand même pas descendre le bonhomme jusqu’à le comparer a ce tacheron de Craven)
On n’ôtera cependant pas a Paul Andrew Williams sa volonté de bien faire, mais a force de vouloir référencer, on noie son sujet et la personnalité de son film, tout y passe, Predator, Shaun of The Dead, Severance, Le Silence des Agneaux, et cette putain de scène avec les mites dans le placard dont je ne me rappelle pas de l’original (je lègue les droits du blog a quiconque me trouve ce foutu film). Mais malgré une bonne volonté évidente, Williams nous démontre une absence totale du contrôle de son rythme narratif et essaie de fondre ensemble l’horreur et la comédie sans jamais arriver à les mélanger réellement.
Dommage pour ce métrage a sortir en salles françaises cet eté (les joies de la Zone 1) qui aurait réellement pu faire quelque chose de foutraque de son sujet avec une année de cours de narration et une autre de cours de cadrage en plus.
Julian.C