[Frenchies can do it #1] Haute Tension

Desolé mais l’affiche française est vraiment trop vilaine Yeeee-haa !

Sorti en 2003

Real : Alexandre Aja

Scenario : Alexandrea Aja & Gregory Levasseur

Int : Cecile de France, Maïwenn, Phillipe Nahon.

En plus d’avoir reçu le prestigieuse distinction du slasher au nom le plus pourri de la décénnie (Mais qui pourrait bien se voir détrôner par All The Boys Love Mandy Lane : si, si c’est un slasher !) Haute Tension, premier film de l’enfant prodigue Alexandre Aja, réalisé en collaboration avec Grégory Levasseur, venait en 2003 foutre un grand coup de boutoir au cinéma français toujours en transe, deux ans aprés la sortie de la catastrophe Amélie Poulain.

Campées par les intolérables Cécile de France et Maïwenn, deux étudiantes se retrouvent dans la maison de campagne des parents de la seconde dans le but de réviser leurs examens. Pas deux heures plus tard, un dépanneur crado (Phillipe Nahon, qui nous prouve encore une fois qu’il a vraiment manqué de calins étant petit) se pointe et dézingue toute la joyeuse famille du fil de son rasoir car oui, nous sommes bel et bien en présence ici d’un SLA-SHER ! Respectant les codes et l’ésthétique du genre, Aja (fils d’Alexandre Arcady pour les plus cons, réalisateur de bouses formatées pour public pied-noir et producteur de son fils) , s’étant manifestement aperçu de l’incapacité de ses actrices a jouer correctement, les plante dans un décor de paranoïa rurale, maison abandonnée, station service deserte, route pourrissante au petit matin, autant d’ambiances propres au slasher. La structure narrative ultra-linéaire du film, le rapport de dominance absolu du tueur envers ses victimes sont également autant de codes du genre respectés par un Aja integre mais certes pas epargné par les erreurs de débutants : l’envie d’en faire trop et trop vite, ne prend pas le temps d’installer un climat, travaille une psychologie de ses personnages toute pourrie et inutile etc..

Le petit malin se fend d’un twist final pas franchement indispensable mais qui ajoute beaucoup au personnage de Phillipe Nahon dans un final absolument nucléaire, quasi identique au final de Massacre a la Tronçonneuse du père Hooper, scène la plus aboutie du film où Maïwenn fait enfin preuve d’un jeu correct dans le rôle de la victime charclée et impuissante, allongée sur la route a la merci d’un Phillipe Nahon défiguré aprés avoir decoupé a la disqueuse le conducteur de la seule voiture a des kilomètres a la ronde, conducteur qui sauva la vie de l’héroïne de Massacre a la Tronçonneuse trente ans auparavant.

On digère tout de même mal le jeu affligeant de Cécile de France, comblé tant bien que mal par une mise en scène hésitante mais sincère et chiadée de la part du fils Arcady, qui inspirera largement le A l’Interieur de Maury et Bustillo quelques années plus tard.

La fin de Haute Tension pour les femmes ayant fermé les yeux tout le film

-”Oui, alors non, c’est pas vraiment lui, c’est elle. Non c’est pas vraiment elle non plus, quoi? Mais ça fait une plombe qu’ils sont mor… oui le gamin aussi, non, en fait elle est schiz… ouais, tarée, si tu veux, non, non, NON, il n’y a pas eu un seul beau gosse de tout le film, t’as regardé ou quoi? OUI c’est ça, le moment avec la masse barbelée,  mais oui c’est Muse, mais on s’en branle, non je te disais que c’est pas vraiment elle. Mais QUEL chien put… non excuse moi, je voulais pas…

OH ET PUIS MERDE, FOUS MOI LA PAIX ET RETOURNE REGARDER ALMODOVAR, CONNASSE !”

Julian.C

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